Sur la bruyère longue infiniment

Voici le vent cornant de novembre

Sur la bruyére,infiniment,

Voici le vent

Qui se déchire et se démembre 

En souffles lourd,battant les bourgs

Voici le vent

Le vent sauvage de novembre.

Aux puits des fermes

Les seaux de fer et les poulies

Grincent;

Aux citernes des fermes.

Les seaux et les poulies

Grincent et crient

Toute la mort, dans leurs mélancolies.

Le vent rafle, le long de l'eau,

Les feuilles mortes des bouleaux.

Le vent sauvage de novembre;

Le vent mord,dans les branches,

Des nids d'oiseaux;

Le vent râpe du fer

 Et peigne, au loin,les avalaches.

 

Photos Google 

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poème EMILE VERHAEREN...

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Amitiés et bisous à toutes 

 

MIZOUSZE.