Aux taillis ou ronrone

Deja le vent frileux.

 Les colchiques d'auomne

Ont ouvert leurs yeux bleus,

Ont vu de tristes choses,

 Les colchiques ont vu.

Dès l'heure où tout explose,

 La mort rauque à l ´affût,

Ont vu le long des sente.

Ont vu passer la peur

Rampante ou bondissante

Dans là lumiere en fleur,

Le duvet de la caille

Qui neige dans les airs

Et le sang qui se caille

 Sur le thym encore vert

Dans la forêt où tonne

La Mort volée aux dieux,

 Les colchiques d'automne 

Ont refermé leurs yeux

 

Albert Pestour

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Amitiés et bisous à toutes

MIZOUSZE